Fincantieri a annoncé un rapprochement avec son compatriote Leonardo, qui modifie l’équilibre de la possible alliance avec Naval Group.

Officiellement, l’entente annoncée mardi par le constructeur naval italien  Fincantieri  et son compatriote Leonardo ne change rien aux discussions ouvertes depuis l’an dernier avec le français Naval Group. En pratique, il ne va guère faciliter des négociations déjà poussives.

Fincantieri et Leonardo (ex-Finmeccanica) ont décidé de coopérer davantage dans l’intégration des systèmes de combat. Les deux parties s’engagent à faire d’Orizzonte Sistemi Navali (OSN), leur filiale commune détenue à 51 % par Fincantieri et 49 % par Leonardo, leur autorité unique de design pour les systèmes de combat des frégates et autres navires de guerre vendus à l’exportation. OSN existait déjà, mais le partenariat se limitait à la marine italienne.
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En somme, Leonardo s’assure un partenariat privilégié avec Fincantieri pour la définition et l’intégration des systèmes de combat en Italie et ailleurs. Dès lors, comment Fincantieri et le constructeur naval militaire français Naval Group, spécialisé dans la conception et l’intégration des systèmes de combat, pourront-ils faire une offre commune à l’export ? Au Canada, la proposition conjointe des deux groupes, qui n’a pas été retenue, combinait le savoir-faire de Fincantieri dans les bateaux à celle de Naval Group dans l’intégration numérique des systèmes d’armes.
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